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L'ANTHOLOGIE DE MICHAEL MYERS ET DE LA SAGA HALLOWEEN

ANALYSE MEDIA : COFFRET BLU-RAY D’HALLOWEEN DE ROB ZOMBIE

« Depuis sa sortie sur les écrans il y a un peu moins de vingt ans, le Halloween de Rob Zombie a toujours été un film dont on savait qu’il diviserait à tout jamais son public. Mais en prenant les rennes du remake le plus casse-gueule de l’Histoire, Zombie avait bien conscience qu’il n’était pas là pour plaire, mais pour marquer. Et le fait est que le film a marqué son public. Halloween, c’est une empreinte sanglante sur le visage du cinéma de genre. Une empreinte qui, même vingt ans après, ne s’efface toujours pas ! Délaissant l’abstraction du film fondateur de Big John Carpenter, qui avait créé, en 1978, une icône de croque-mitaine surnaturelle et aux motivations troubles, Rob Zombie choisissait au contraire d’ancrer son récit dans un contexte social d’un réalisme époustouflant, faisant de Michael Myers non plus une « forme » (Carpenter l’appelait d’ailleurs « The Shape » sur le tournage du premier film) mais un personnage clairement identifié de psychopathe pur et dur, d’une violence inconcevable et réellement dérangeante. » (critique-film.fr)

« Si cette réinterprétation extrêmement personnelle d’Halloween a décontenancé les fans de la première heure, c’est sans doute par son statut d’œuvre duelle. En faisant basculer son récit d’une Amérique white trash (composante essentielle de son cinéma) aux lotissements proprets d’Haddonfield, Zombie effectue un virage narratif et formel. Durant la première heure du film, le metteur en scène fusionne parfaitement son univers à une mythologie horrifique codifiée. Il se l’approprie, évite les passages attendus (il ne tente par exemple pas de rejouer le plan-séquence introductif culte), ose faire parler le mutique Michael Myers et salit même son look. Il se permet également de nourrir l’univers, d’y glisser quelques clins d’œil (le masque de clown du garçon) sans pour autant offrir ce que le public attend d’un remake, ou même simplement d’un slasher. » (culturopoing.com)

Quelle que soit l’opinion portée sur le film de Rob Zombie, l’arrivée de cette édition blu-ray en France est un événement qu’on n’attendait plus. Près de vingt ans après sa sortie, le métrage retrouve ses teintes suaves et son grain si particulier dans un coffret de toute beauté, et agrémenté de nombreux bonus. Un travail d’orfèvre minutieux de la part du distributeur ESC qui, comme à l’accoutumée, rend justice à la palette graphique unique de ce film très particulier. D’une élégance rare au vu du métrage lorgnant davantage vers le craspec, ce coffret 3 disques glissé dans un boîtier à trois volets se présente à la manière du recueil du Dr Loomis dans le film, titré The Devil’s eyes, illustré de photos en noir et blanc pour un effet saisissant. Un collector digne de ce nom, donnant davantage de renommée au métrage que les précédentes éditions sorties en DVD chez TF1 vidéos, et ce malgré un visuel déjà respectueux du film et des bonus riches. Ici toutefois, l’interactivité relève du jamais vu, avec plus de 4 heures de bonus pour faire le tour et contour de l’œuvre pessimiste et personnelle de son réalisateur.

L’image est saisissante, et le son profond. Bénéficiant d’une qualité DTS-HD master 5.1, la version originale « fait trembler les murs » (critique-film.fr), tandis que le doublage français s’octroie également un honorable transfert. Sans oublier le commentaire audio du réalisateur Rob Zombie, grâce auquel le cinéaste et musicien expose toutes ces connaissances sur le film et sur l’univers qu’il dépeint ici, mêlant informations liées aux lieux de tournages à des anecdotes nombreuses et passionnantes. Sa passion pour le film original de Carpenter n’a d’égal que son adoration pour son casting, composé des éternels aficionados de sa galaxie poisseuse, de son épouse Sheri Moon à William Forsythe, en passant par Bill Moseley, Brad Dourif, Udo Kier, Ezra Buzzington, Ken Foree, Courtney Gains et Lew Temple. Cette famille, il l’adore et la met en avant dès que l’occasion se présente, louant au passage les jeux impeccables à l’écran de Danielle Harris (Halloween 4 et 5) et de ses nouveaux Michael Myers, tour à tour via son jeune interprète Daeg Faerch, ou sous les traits du géant Tyler Mane.

Grâce à ces 3 galettes hyper chargées, présentant au passage les deux versions du film (cinéma et director’s cut), rien n’échappera à l’inconditionnel curieux d’en connaître davantage sur le film, son histoire et son élaboration. Des auditons des acteurs (dont 8 minutes consacrées à l’héroïne Scout Taylor-Compton) à un reportage sur les effets spéciaux, les costumes et accessoires, tout y est. Un must pour tout collectionneur, avide du cinéma très caractéristique de son auteur, et pour compléter la saga avec cet ultime opus à qui il manquait jusque-là le transfert en haute définition.

Édition limitée
Boîtier Digipack 3 volets avec étui rigide numéroté
Contient :
– le Blu-ray du film en version non censurée (122′)
– Le Blu-ray du film en version cinéma (110′)
– un Blu-ray de bonus
– une affiche
BONUS :
« MICHAEL LIVES », le Making of du film (260′)
Bonus inédit sur les remakes au cinéma
Scènes coupées (20′)
Fin alternative (3′)
Entretien d’archive avec Rob Zombie
Bêtisier (10′)
« Les Différents masques de Michael Myers » (6′)
« Ré-imaginer Halloween » :
– « De la caméra à l’écran » (6′)
– « Les décors » (5′)
– « Les maquillages, les effets spéciaux, les accessoires et les costumes » (7′)
Rencontre avec les acteurs (18′)
Casting des acteurs (18′)
Tests écran (7′)
Bande-annonce

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