Halloween Resurrection : plein feu sur la jeunesse de Michael Myers

halloween resurrection archives

Peu d’épisodes de la saga auront vraiment fourré leur nez dans l’enfance de Michael Myers. Après la séquence d’ouverture de Halloween : la nuit des masques, le rêve de Laurie Strode dans Halloween 2, et l’apparition du clown dans Halloween 4 (toutes deux des séquences de rêves ou d’hallucinations), le petit croquemitaine avait encore plein de surprises à dévoiler.

Halloween Resurrection décide se frotter un peu à ce jeu. Mais juste un peu… Et puisque cette tentative peut être solvable d’un échec cuisant (dévoiler trop tard un passé dans une série peut la faire glisser vers une pente vertigineuse que le public n’accepte pas toujours, comme c’est arrivé avec La Fin de Freddy ou même Halloween 6), le film décidera même de mettre sous une grosse parenthèse tous les éléments qu’elle illustrera. Un pari à l’origine osé qui sera teinté de mystère, puisqu’au final, non seulement la plupart des séquences mettant en scène le petit Myers seront écartées du métrage (la vidéo de famille ouvrant à l’origine Halloween Homecoming restera inédite, tandis que le livret de famille [voir photo ci-dessus] ne sera consultable qu’en scène coupée sur les bonus interactifs), mais en plus le doute sera conservé au sujet de ce que la maison des Myers aura à offrir à ses visiteurs dans le film, en guise d’éléments explicatifs. La chaise sur laquelle Michael aurait été « ligôté » ne serait donc que pure fiction (ainsi que les photos du livret, par la même occasion). La crédibilité de ces éléments d’enfance torturée est bien fragile, et ne sert dans le film que de coups de théâtre pour la sordide cyber-émission Dangertainment, cherchant matière à faire de l’audimat par tous les moyens.

Il était d’ailleurs plus sage de la part des producteurs de ne pas s’immiscer dans des explications tardives sur les premiers pas de Michael Myers. L’image du Mal à l’état pur est bien plus effrayante que celle d’un tueur monolithique qui élimine des gens pour se venger d’une enfance malheureuse… Ce que Rob Zombie choisira pourtant comme mobile pour la genèse de Michael Myers dans son remake d’Halloween, sorti cinq ans après Halloween Resurrection.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

1 × 2 =